Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /2010 01:28

 

En 1987 j'étais en première année d'UFR STAPS, je me destinais à faire le boulot de mes rêves : prof de sport. L'illumination m'était tombée dessus en 6ème dès mon premier cours de sport. Le prof nous avait refilé un ballon en disant " amusez vous je reviens dans une heure". Il était effectivement revenu récupérer le ballon une heure après. j'arrivais pas à croire qu'on pouvait être payé à faire un job pareil. Ce boulot de glandu et de fumiste, c'était pour moi. Palper du blé à presque rien glander...l'hallu complète. T'imagines le mec : pas de copie à corriger, pas de cours à préparer, aucune pression des parents d'élèves. T'as déjà vu un parent convoquer un prof de sport : "dîtes mon fils s'est pris un 4, c'est quoi ce bin's ?". Ca n'arrive jamais. 

Je touchais du bout des doigts mon rêve pendant ce premier trimestre à l'UFR STAPS. On passait nos journées à faire du sport. 9 heures par semaine à l'université, plus les entraînements du soir :  football et tennis de table,  mes 2 spécialités, plus les compétitions le week end. Je jubilais et je taffais à mort pour la première fois de ma vie. Y'avait des gonzesses de ouf avec des corps de rêves de ouf, qu'on pouvait pécho dans des soirées de ouf, mais j'y allais pas. Je bossais. Je voulais être au top. Et tous ceux qui m'avaient connu avant, n'en revenaient pas. Mais keski t'arrive man ? Je t'explique : je veux pas seulement être prof de sport, je veux être prof de sport agrégé. Je veux faire 13 heures par semaine avec le salaire d'un agrégé. Je veux faire le plus grand boulot de branleur qui existe dans ce pays, et ça nécessite beaucoup de travail maintenant, car les places sont chères.

A la fin du premier trimestre j'avais 15 de moyenne générale. J'étais dans le top five d'une centaine d'individus. J'allais décrocher tranquillement le saint graal de l'agreg dans 4 ou 5 ans.... C'est ce que je pensais. Au début du deuxième trimestre, en prenant mon bain, je vis une poche d'eau au niveau de mes mollets. Le truc bizarre...J'allai voir le médecin, petit test de ma pisse, gros problème : albumine dans les urines.. Aië mes reins déconnaient sévère ! Je me retrouvai du jour au lendemain à l'hôpital pour une batterie de tests. Un séjour d'une dizaine de jours qui allait me visser la tête sur les épaules.

Dans ma chambre nous étions quatre. Moi, 18 ans, et 3 autres types d'une soixantaine d'années. Le premier, Paul, artisan,  plutôt costaud et cul de jatte. Enfin il n'avait qu'une jambe.Le second, Marcel, un rougeaud avec de jolies veines bleues sur le pif : alcoolique et ouvrier spécialisé. Le troisième, Alain, maigre comme un sarment de vigne desséché, le corps noueux et blême... cadre sup. Face à la maladie, il n'y a plus de lutte des classes. Marcel devait se faire opérer du coeur...Il picolait tellement que tout était bouché. Sa femme lui ramenait des bouteilles de rouge en douce. Il me demandait si je voulais bien les cacher sous mon matelas pour éviter qu'il se fasse choper. Quand l'infirmière se barrait, il se levait péniblement et descendait une bouteille complète en 3 ou 4 rasades...impressionnant ! 

Alain recevait la visite de sa fille et de sa femme. Je n'oublierai jamais sa fille. Elle portait un grand carton à dessin. Elle faisait ses études aux beaux-arts. Elle était plutôt banale de visage, mais avait un corps parfaitement proportionné. Un ruban noir serrait ses cheveux. Elle montrait ses dessins à son père qui les admirait.

Paul était cordonnier, mais plutôt bien chaussé. Il prenait soin de son unique jambe et de son habillage. Il se déplaçait avec des béquilles. "Jamais personne ne me foutera dans un fauteuil roulant !". Une volonté de fer. L'artisan, le cadre, l'ouvrier et l'étudiant se trouvèrent un point commun qui les passionnait tous les quatres : le tarot.

Tous les soirs on se mettait autour d'une petite table, et on tapait les cartes. Six ou sept heures d'affilées. On formait des doublettes sur des séries de dix parties. Le hasard nous avait bien réunis. On jouait du fric, pour mettre du piment, mais aucun d'entres-nous ne fit fortune ou se ruina. On était d'un niveau sensiblement équivalent. 

Au soir du sixième jour on décida de monter un peu la pression. On doubla les mises. Face à cette situation plus critique on avait demander à la femme de Marcel de nous ramener des clopes et de la bière. Une bonne partie de tarot avec enjeux, faut forcément du tabac et de la bière. On avait soudoyé l'infirmière de garde pour qu'elle ferme sa gueule, et notre piaule empesta assez rapidement le tabac. On ne buvait pas trop car on avait besoin de tous nos neurones. On comptait non seulement tous les atouts, mais toutes les cartes de chaque couleur qui tombaient. Les regards étaient furtifs, la concentration à son maximum. On jouait dans un silence de cathédrale. C'était du haut niveau, chaque carte jouée était réfléchie, chaque mimique interprétée. Après 6 heures de jeu on arriva à un score d'un quasi ex-aequo général. Incroyable. 

On se félicita de cette soirée mémorable et on s'endormit comme des loirs. 

Alain ne se réveilla pas. Il est mort cette nuit là. Dans la matinée sa fille arriva dans la chambre. Elle n'était pas encore au courant. Le corps de son père n'était plus là. "ou est-il ?". Personne ne lui répondit, mais Marcel fondit en larmes... elle comprit. Elle s'évanouit, et dans sa chute le carton à dessin rebondit sur le bord de mon lit. Il suspendit son vol un certain temps, entre l'éphémère et l'éternité, la couleur verte et noire de la surface toilée imprégna ma rétine, et alors que le personnel hospitalier s'inquiétait de l'état de la jeune fille, je me demandai "quels sont les dessin réalisés dans cette pochette?". 

Il était prévu que l'on me fasse une biopsie reinale dans l'après-midi, mais je décidai de me faire la malle. Fallait que je sorte de ce mouroir où l'on crève d'avoir joué au tarot...Je fis le mur, et je me rendis dans une salle de jeux où il y avait mon flipper préféré : le deluxe. Le deluxe est un flipper avec une déco de cowboy. Je mis cinq francs dans la fente : 3 parties. Je connaissais ce flip par coeur. D'abord décrocher l'extraball dans le couloir de gauche, puis augmenter son capital points avec les targets x2,  x3, x4 , x5 qui libèrent le spécial. Puis descendre les targets deluxes, puis les diodes juste derrière. Clac, clac, clac... j'arrêtai pas de claquer ce flip. Je passai mon après-midi à la salle de jeu... Ces quelques parties gagnées résonnaient dans ma tête comme des victoires sur la vie, et me redonna un peps d'enfer. Ils pouvaient me trouver ce qu'il voulaient à l'hosto, j'étais prêt à encaisser le choc.

On me diagnostiqua un syndrôme néphrotique : un traitement plutôt long : 6 mois avec de grosses doses de cortisone. Je perdis 10 kilos. J'essayai de poursuivre mes études de sport en vain. Claquages musculaires sur claquages... j'abandonnai l'ufr staps pendant le second trimestre. J'avais le moral plus bas que terre. Qu'est-ce que j'allais faire de ma pute de vie ? Je savais rien faire. Rien du tout,  à part courir derrière un ballon. Et dessiner un peu. Vivre du dessin ? Laisse tomber, trop dur... j'arriverai jamais à faire un truc pareil...

Par dépit je m'inscrivis dans un IUT de Gestion des Entreprises et de Administrations.... je n'avais qu'une vague idée de ce que pouvait bien être la gestion....ce que je savais c'est que c'était la filière de ceux qui décrochaient un bac G. Normalement avec un bac D je devrais me balader. Et c'est ça que je voulais. Réussir facilement quelque chose, pour garder la tête hors de l'eau... En attendant cette rentrée prochaine, assez éloignée, je repris mes crayons et me lançai dans une quête insensée : deviner les dessins de la fille au ruban noir. 

 

 

Ci dessous une pub papier pour natureva qui va polluer vos boites aux lettres, pour vous inviter à consommer bio. J'adore ces contradictions...

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Par Lillustrateur
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /2010 00:27

Loin devant le christianisme, l'islam, le bouddhisme, le judaisme... le football est la première religion du monde. Certains pensent naïvement que le football est un sport. Il n'en est rien. Il a été sport, il est devenu religion. 

Chaque semaine, les fidèles pratiquants rejoignent les temples (les stades) pour chanter des cantiques à la gloire des saints hommes qui mouillent le maillot sur le gazon. Les cantiques sont d'un minimalisme hors norme et d'une finesse absolue : "aux armes ! aux aaaarmes ! Nous sommes les marseillais, et nous allons gagner !" ou bien "qui ne saute pas n'est pas lyonnais !" ou encore "ho hisse enculé, fils de...."... bref du grand art. Dans ce domaine la France prouve encore qu'au niveau musique et chant, c'est une chèvre mondiale. Il faut  aller au pays des Beatles pour entendre des cantiques footballistiques dignes de ce nom, et en particulier dans la sainte église mythique de Liverpool, le stade anfield, pour entendre : "You'll never walk alone" ... "walk on trough the rain, tho' your dreams be tossed and blown, and you'll never walk alone, walk on, walk on with hope in your heart, and you'l never walk alone, ...". Au football comme en musique les anglais donnent une leçon aux français.

C'est à l'université de Cambridge que furent codifiées progressivement les règles du football. C'est en Angleterre que la foi footballistique est la plus vivace, en particulier à Londres qui ne compte pas moins de 5 clubs évoluant au plus haut niveau en premier league : Chelsea, Arsenal, Fulham, tottenham, Westham. Tous les anglais sont pratiquants. Une grand-mère de 90 balais, te citera spontanément le club de son coeur, même si elle ne met pas les pieds dans un stade. L'Anglais est supporter du même club toute sa vie. C'est exactement comme le chrétien, qui est catholique toute sa vie, protestant toute sa vie, adventiste toute sa vie... en fonction de la chapelle où on l'a emmené enfant. Mouton tu es né, mouton tu resteras. 

Le seul événement au monde qui réuni plus d'un milliard de téléspectateurs est une finale de coupe de monde de football. Aucune autre religion ne peut prétendre faire aussi bien.

Comme dans toute religion, il y a des objets cultuelles : l'écharpe de supporter que l'on porte fièrement. Que l'on fait tournoyer au dessus de la tête pour soutenir son équipe, ou que l'on serre autour du cou d'un croyant adverse pour lui rendre gorge. Car comme toute religion, elle fait des morts. Le football n'a pas fait autant de morts que le christianisme ou l'islam. Loin de là...C'est une religion encore jeune, elle peut se rattraper. La connerie des supporters Ultras fait sourire à côté de l'extrémisme des chrétiens ou des islamistes. On ne se fait pas encore sauter la gueule dans un bus de supporters adverses...Ca viendra peut-être un jour....

Comme chez les chrétiens où dieu s'est fait homme pour faire des miracles dans notre monde, le dieu du football est également descendu sur terre et s'est incarné en la personne de Diego Maradona. Comme Jésus il est né dans un milieu pauvre, comme Jésus il a fait des miracles, et ceux qui avaient des yeux pour voir en 1986, ont vu la puissance de Dieu. Ils ont vu et ils ont cru au Dieu Maradona. Contre l'Angletterre, au stade Azteca de Mexico, devant 115 000 spectateurs dans le stade, et 1 milliards de téléspectateurs, à la 54ème minute, Maradona pris le ballon dans son camp, dribbla la moitié de l'équipe anglaise et marqua le but du siècle.

Contrairement aux chrétiens qui attendent le retour du fils de dieu qui ne reviendra jamais, les supporters ont déjà vu le retour du messie du foot. Pour être sûr qu'on ne se trompe pas, il s'appelle Messi et il est argentin comme dieu le père maradona. Comme lui il fait des miracles. Si dieu le père, actuellement entraîneur de l'argentine, et dieu le fils arrivent à s'entendre, alors il gagneront la coupe du monde de football. Et alors tout sera accompli. Mais, comme dans le christianisme, dieu le père peut péter grave un cable et abandonner son fils, seul, à la pointe de l'attaque. Les italiens n'hésiteront pas à le crucifier à la limite de la surface en lui plantant des crampons de 16 dans les pieds...

Si les chrétiens lisaient plus la bible, ils sauraient que cela ne sert à rien d'aller à l'église le dimanche. Car le septième jour, Dieu, c'est écrit noir sur blanc, se repose. Il n'écoute pas vos prières, il regarde avec son fils jésus le foot sur canal + ,et, alors qu'ils se font laver les pieds par Marie Madeleine et servir une bière blanche par Marie tout court, ils se disent : "Pourquoi c'est pas nous qui avons eu cette idée géniale !"

 

Ci-dessous une affiche pour le printemps des arts à reims... 

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Par Lillustrateur
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /2010 22:02
En 1977 ma mère se convertit à l'église évangélique baptiste. Elle se fit à nouveau baptiser en tant qu'adulte (les baptistes ne reconnaissent pas les baptêmes des enfants) en laissant derrière elle son ancienne foi catholique. Ce dimanche de printemps plusieurs membres de la congrégation furent entièrement plongés dans l'eau, sans masque ni tuba, et reçurent le saint-esprit dans une baignoire rutilante Jacob Delafon. Ils laissaient derrière eux leur vie de pêcheurs ou de pêcheresses, et grâce à cette immersion d'un quart de seconde dans l'eau calcaire du robinet, vivaient une nouvelle naissance et étaient promis à une vie éternelle auprès de Jésus leur sauveur et seigneur. Trop cool. L'émotion était à son comble, des chants de joie et d'allégresse montaient dans la communauté, et ma mère pleurait toutes les larmes de son corps, les alleluias résonnaient dans tous les coins, on se serait cru au parc des princes un jour de finale de coupe d'europe. Une vieille dame se faisait baptiser également ce jour là, elle bu la tasse et toussa comme un phoque. Je cru qu'elle allait mourir, en même temps c'était pas grâve vu que maintenant elle allait au paradis...

On donna à ma mère une belle bible, et comme j'en voulais une, on m'en refila une également. Moi aussi j'aurais bien piqué une tête dans la pistache, mais à 8 ans c'est trop jeune, faut attendre que les poils poussent au menton pour prendre ce type de décision. Ma bible était super belle. Elle avait une belle couverture noire et se fermait avec une fermeture éclair. Il y avait des onglets pour arriver au livre de son choix. Car la bible n'est pas un livre, c'est une bibliothèque. Elle se comporte de 66 livres : 39 qui composent l'ancien testament et 27 pour le nouveau testament. En lisant la bible tous les jours, il te faut pas moins d'un an pour en arriver au bout. Pendant longtemps la bible fut interdite à la lecture. Et quand tu lis les horreurs qu'il y a dedans, tu comprends vite pourquoi. Offrir une bible à un gamin de 8 ans, c'est un peu comme lui refiler des films du genre "orange mécanique", "massacre à la tronçonneuse", "full metal jacket"...

D'une manière général, il n'y a pas de soucis à se faire, car les chrétiens ne lisent pas la bible. Elle reste bien rangée au dessus d'une étagère, où elle prend la poussière. Les chrétiens connaissent par coeur 2 ou 3 versets du nouveau testament, et encore... Demandez leur la différence entre le protestantisme et le catholicisme...ils n'en savent rien. Et entres nous soit dit, tant mieux. Cette méconnaissance des textes bibliques est garant d'un équilibre démocratique. Dès qu'une nation fait de la bible son socle, ou la base de sa constitution, alors tous les génocides, tous les crimes, toutes les guerres deviennent possibles. Car la bible ne fait que légitimer les pires monstruosités. Georges Bush est un chrétien évangélique qui a vécu la nouvelle naissance et qui s'est lancé dans une guerre au nom de Jésus-Christ. C'était cousu de fil blanc. Regardez l'excellent film d'Oliver Stone "W", vous allez comprendre... 

A 8 ans je démarrai ma lecture de la bible par le commencement : la Genèse. Je fis les pires cauchemars, car la lecture de ces pages est abominable. Les narrateurs brossent un portrait de Dieu plus infamant que le portrait de Sarkozy dressé par Besancenot. On y raconte que Dieu place au milieu d'un jardin un fruit sublime, objet de toutes les tentations et qu'il ne faut surtout pas y toucher. Amuse-toi à Pâques de mettre des Kinder Surprise sur la table de ta cuisine, et dit à tes gosses de ne pas y toucher. Tu vas voir le résultat. Ce qui doit arriver arrive, et, pour punir l'homme et la femme d'avoir succombé à une tentation à laquelle ils ne pouvaient échapper, Dieu leur promet les pires souffrances... Sympa le mec ! D'ailleurs, un peu plus loin, il n'hésite pas à zigouiller toute la planète en ne sauvant que Noé et sa famille. Bonjour le facho !

Un des passages les plus hallucinant que l'on puisse lire dans la bible, est celui sur les villes de Sodome et Gomorrhe. Dieu y est dépeint par ses auteurs comme un homophobe, un défenseur du viol collectif et de l'inceste. Dieu veut déglinguer la ville de Sodome car il ne supporte pas les homos qui s'enfilent et les broute gazons. Abraham qui est plus humaniste que Dieu lui même essaie de remettre le vieux fous dans les clous tel un marchand de tapis en lui faisant jurer que s'il n'y a que 10 justes à Sodome, alors ce serait quand même cool qu'il les sauve. Dieu, à contre coeur, accepte d' envoyer deux anges à Sodome chez Lot, le neveu d'abraham. Pas plus tôt arrivés sur les lieux, que des sodomites (portant bien leurs noms) veulent que Lot leur livre les deux étrangers (les deux chérubins) afin d'organiser une jolie partouze. Là vous pensez que j'exagère et qu'une telle pornographie n'existe pas dans la bible, et pourtant si....mais attendez ce n'est pas fini ! Sur ce, Lot répond : "ces hommes sont mes hôtes, n'y touchez pas, prenez à la place mes deux filles, elles sont vierges, faîtes en ce que vous voulez !" ...putain, l'enfoiré de raclure à bidet !... Heureusement il se trouve que les anges ont plus de pouvoirs que spiderman et batman réunis. Ils leur ferment leurs claque-merdes, et on n'assiste pas à une grosse orgie des familles. Tu te dis ouf, il va y avoir une morale à cette histoire. Ben non.

Juste après, Lot se tire fissa de cette ville maudite avec sa femme et ses deux filles. Sa femme qui à l'air d'être une bonne mère bien cool...elle n'a pas cherché à livrer ses filles aux autres affamés du cul contrairement à son bâtard de mari....sa femme, donc, a le malheur de se retourner pour voir les flammes de la ville. Et là, Dieu, il la transforme en statue de sel. Et ouais, Dieu il avait dit "il faut pas se retourner...bien fait pour ta gueule connasse" - Quel malade ce YWH (ça c'est pour les connaisseurs ! ;) ) 
Lot s'en sort indemne avec ses deux filles et ils vont vivre dans un bled paumé, genre Vesoul (je déconne). La suite vaut son pesant de carambars. Les deux filles de lot que tu commences à plaindre d'avoir un père pareil, se révèlent être des salopes incestueuses. Un soir elles décident d'enivrer leur père avec du gros rouge qui tâche, dans l'unique but de le violer ! Oui de le violer ! Elles veulent lui donner non pas un fils mais des fils. Et à tour de rôle, plusieurs soirs de suite, elles vont s'empaler sur son sexe à l'insu de son plein gré afin de tomber enceinte de leur propre père ! Incroyable non ? 
Là vous vous dites, Dieu va punir sévèrement ces dégénérées du cerveau. Non, point du tout. Dieu trouve ça tout à fait normal et légitime. Il est juste écrit : les descendants de Lot furent les moabites (jeu de mot !). Et oui, ça a bien fonctionné... Il y'a eu des gosses.. bonjour la consanguinité... Dieu n'a pas condamné tout ça ... nickel ... Bravo les filles ! D'ailleurs, les moabites sont les ancêtres des jordaniens....Y paraît que la Jordanie c'est beau...certainement, mais moi, si j'y vais un jour, j'irai pas chez l'habitant...


En résumé les seuls justes que Dieu à trouver à Sodome sont : Un vieux pervers prêt à livrer ses filles pour se faire violer par une horde d'obsédés sexuels et deux filles incestueuses qui abusent de leur propre père !!! Sympatoche le Dieu des chrétiens. Le truc qui rend fou Dieu, c'est si il dit :"tu ne regardes pas en arrière la ville qui brûle", et que tu regardes. Là Dieu il pète un boulon et il t'écrabouille la face. Par contre tu peux donner tes gosses à des violeurs, te livrer à l'inceste, là, Dieu, il est super content et il te bénit. Enfant je demandai des explications à mon pasteur au sujet de toutes ces monstruosités...Il me raconta que les voies de dieu sont insondables, mais qu'un  jour, au paradis, j'aurais la réponse à toutes mes questions.... Et puis surtout il ajouta : "Lis le nouveau testament, c'est mieux !"

Le nouveau testament c'est l'histoire d'un dieu tout puissant qui regarde des types planter des clous de 30 centimètres  dans les pieds et les mains de son fils unique et qui ne fait rien pour empêcher ça. Malgré les cris et les pleurs de son fils qui lui dit "père pourquoi m'abandonnes-tu ?", il n'intervient pas. Ca s'appelle non assistance à personne en danger. Le chrétien de toute bonne foi va t'expliquer que c'est un acte d'amour de Dieu, et dans la foulée il va te citer l'évangile de Jean chapitre 3 verset 16 : "car dieu a temps aimé le monde qu'il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle". Mais putain réveillez-vous !!! c'est quoi ce dieu à la con qui n'est pas fichu de pondre un autre plan que de faire pisser le sang à son propre fils ??? Si ton voisin vient sonner à ta porte et te livre son enfant ensanglanté qu'il vient de trucider à petit feu et qu'il te dit "tiens c'est cadeau, par amour pour toi !!".... Tu fais quoi ? Et bien je le dis : Tu fais le nécessaire pour que ce psychopathe soit enfermé dans une prison et qu'il n'en sorte jamais. Dieu est un psychopathe.


J'ai vécu 15 ans dans les églises évangéliques. J'ai été abreuvé de discours fallacieux. Ce qui m'a sorti de tout ça, c'est la lecture de la Bible. Pas seulement la lecture des trois ou quatre passages sur lesquelles vont se fonder les dogmes des innombrables communautés qui composent la chrétienté. Mais toute la bible. En la lisant objectivement, tu te rends que Dieu n'a pas créé l'homme à son image. C'est l'inverse. L'homme au fil des siècles crée un Dieu à son image : parfois despote, parfois juste, parfois sanguinaire, parfois doux, parfois romantique, parfois macho...
L'intelligence des égyptiens et des grecs, repose sur le fait qu'ils ont créé plein de dieu avec des profils et des caractères différents. Dans le judaïsme, l'islam et le Christiannisme ils ont tous mis dans un seul Dieu. Les cons. Dieu a surtout besoin d'un bon psy.  

Les évangélistes focalisent sur le baptême adulte, les pentecôtistes sur le don du saint-esprit et le parler en langues, les mormons sur la polygamie, les témoins de Jéovah sur le don du sang, les catholiques sur le sacrement de la scène ...
Tiens les catholiques : savez-vous qu'un prêtre a des pouvoirs supérieurs à Daredevil ? Au moment de la scène, du partage du pain et du vin, il transforme de la bouffe en "corps du christ". En vrai chair et vrai sang du christ. C'est pas un symbole, c'est pour de vrai ! Ca s'appelle la transsubstantation. Les cathos sont des putains de cannibales qui bouffent chaque dimanche leur seigneur Jésus !!! T'y crois à ça ? Ma grand-mère qui était une pure catholique pratiquante, m'enseignait en cachette de ma mère les saint sacrements de l'église catholique apostolique. Pour elle, ma mère était dans une secte, et vice versa. J'étais l'objet d'enjeu stratégique religieux, je vous raconte pas. Maîtrisant parfaitement à 8 ans les notions de transsubstantation ou de conssubstantation (les luthériens ils ont inventés le miracle limité au temps de déglutition ces cons...), je demandai à ma Mamy si elle croyait vraiment que l'ostie était le corps du christ. Elle eu cette réponse magique pleine de bon sens : "ce point de doctrine là est faux. Un scientifique a prouvé que l'ostie finissait dans la merde, ça ne peut pas être Jésus"


Si de tout temps les hommes se sont créé des dieux, cela continue aujourd'hui. Les nouveaux évangélistes aussi talentueux que leurs ancêtres s'appelent Franck Miller, Alan Moore, Brian Michael Bendis, Ed Brubaker, Neil Gaiman, Joe Quesada, Stan lee... j'en passe et des meilleurs. Chez Marvel, à travers des Super Héros tel que Daredevil, Spiderman, Superman, Hulk, Captain américa... , ils réécrivent l'histoire de Jésus-christ. Car ces super héros, comme Jésus, sont mi-homme, mi-dieu. Confrontés à leur incroyable destin ils essaient de trouver un sens à leur vie. Rempli par le doute, ils arpentent les rues sombres de leurs âmes et essaient d'éviter les impasses. Tous ces scénaristes géniaux maîtrisent parfaitement les choses de la foi, car ils ont la bibles sur leur genoux quand ils écrivent leurs histoires. Tel des prophètes, ils sont entrain de vous décrire l'après "obama" quand un nouveau bush guidé par jésus-christ arrivera au pouvoir... Lisez Captain America.

La bible est un grand ouvrage, et je ne saurais me passer de la lire. Toutes les clés du monde qui nous entoure sont à l'intérieur, car l'histoire est un éternel recommencement. Le meilleur moyen de faire taire les fondamentalistes, c'est de leur montrer des textes contradictoires... 

Ci dessous le sublime tableau de Joachim Anthonisz Wtewael qui illustre parfaitement le vieux pervers Loth et ses deux filles incestueuses. 

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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /2010 11:25
Quand le scénariste Bendis et le dessinateur Maleev abandonnèrent la série Daredevil laissant Brad Murdock alias Daredevil à ses démons intérieurs, les bras m'en tombèrent. Ces deux maestro réussirent le pari insensé de faire revivre le héros sans peur mais névrosé dans les abîmes de hell's kitchen, afin d'écrire les plus belles pages (ou presque) de toute l'histoire de la bande dessinée noire. Qui aurait pu parier que leur travail égalerait, voire même dépasserait, celui de leurs glorieux prédécesseurs : Franck Miller et David Mazzuchelli dans le cultissime "Born Again" ? Personne. 
Mes bras tombés je trouvai quand même la force de rentrer dans la cathédrale de Reims pour brûler un cierge à Marie Mère de Dieu afin qu'elle trouve un dessinateur et un scénariste à la hauteur pour prendre la relève des deux génies. La belle Marie, la reine des enfumeuse, qui roula dans la farine tout son monde avec le coup du saint-esprit, elle seule, pouvait répondre favorablement à ma prière. Elle le fit.
Ed Brubaker prit la suite de Bendis au scénario. Mickael Lark la suite de Maleev au dessin. Le grand Ed Brubaker en personne. Ed Brubaker est le plus grand scénariste de BD noire vivant actuellement dans l'univers connu. Ed Brubaker est à la BD, ce que Elroy est à la littérature, ce que Scorcese est au cinéma. Ed Brubaker est un pur génie. Déjà avec Lark il a réjoui tous les connaisseurs par la formidable série "Gotham Central" ou Batman n'est plus qu'un vague prétexte pour mettre en scène les états d'âmes de policiers qui veulent s'affranchir de l'autorité du super héros. Le noir de leurs angoisses sont magnifiquement illustrés par l'encre tout aussi noire de Michael Lark dont je commence à penser qu'il est meilleur qu'un Mignola. C'est dire !
Daredevil grâce à ces deux pointures a des aventures monstrueuses devant lui, pour la plus grande joie des fans de polar... la série est toujours en cours.

Au départ, je voulais surtout vous parler du dernier opus d'Ed Brubaker dans une autre de ses séries "criminal": Un pur chef d'oeuvre. Servi par le dessin sans faille d'un Sean Phillips au meilleur de sa forme, il nous livre un récit que n'aurait pas renié Chandler et Hammet réunis. Tous les clichés sont mis en place pour un polar du meilleur cru. Les mecs sont paumés, et se font piégés par des pin-ups sublimes avec des porte-jaretelles bien ajustés. Derrière leurs mèches rousses et leurs bouches en coeur, il y a de pures salopes au propre comme au figuré. Les types pensent qu'ils peuvent s'en sortir, mais ils se font happer dans un engrenage infernal qui rime avec mort, sexe, peur et désespoir.

Ed Brubaker tisse sa toile autour du lecteur, autour de ses personnages et vous descendez avec eux progressivement en enfer....mais ce qui est terrible dans cette histoire, c'est que le personnage principal est un auteur de strip BD, et il se trouve en conflit permanent avec sa création illustrée....Il y a un deuxième niveau de lecture, que tout auteur connaît, qui est mis en scène ici avec maestria. Les personnages créés avec le corps et l'esprit que l'auteur leur a insufflés, prennent à un moment donné le pas sur lui. Le réel et l'imaginaire sont imbriqués, les créatures dictent à leur auteur leur propre vie. L'auteur est obligé de s'en débarrasser, de finir au plus vite son ouvrage, voir de tuer ses personnages s'il ne veut pas finir avec eux.

Bref si vous aimez les bons polars, courrez acheter ce livre, vous ne le regretterez pas...
La couverture à elle seule est à pleurer, et le titre à lui seul en dit long.
Chacun des tomes de criminal est indépendant. Vous pouvez lire celui-ci sans avoir lu les précédents.


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Par Lillustrateur - Publié dans : Bandes dessinées - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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